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  • : P.S. PRUNE est le blog de Prune Victor. Insolent, licencieux, torturé, amoureux, tendre, colérique, décapant, corrosif et en ligne(s)
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Et les textes chez Vents Contraires, la revue collaborative du Théatre du Rond Point

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ANGOISSE ...

Par un coeur que la dent d'aucun crime ne blesse, 
Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul, 
Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.

Mallarmé


Notre devoir n'est pas de nous débarrasser du fou, mais de débarrasser le fou de sa folie. 

Si nous commencions ? 

Albert LONDRES

Chez les fous

(ed. Arléa)

14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 12:05

on peut aussi dire à ses amis qu'on les aime, non? 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 06:54

était en flammes, le Prince a tué le dragon. 

Et la Belle au Bois Dormant dormait toujours. 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 09:41

 

Enorme coup de coeur aujourd'hui pour June Hill

...et ils sont français...

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 22:56

lui a balancé sa pantoufle à la figure et s'est barrée chez Louboutin.

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 10:19

Tout, ou presque, s’est passé comme je le souhaitais. J’ai  à peine hésité. Il est vrai que j’ai fait preuve de plus de douceur que précédemment. A l’instant, je suis soulagé, satisfait, heureux.

Ce soir est la quatrième fois. En quatre mois.  Ça n’est pas beaucoup, malgré cette indéniable régularité. D’autres seraient de toute évidence bien plus performants. Cela dit, je ne fais aucun concours. Je ne me suis pas fixé de challenge. Je préfère prendre mon temps. C’est normal, je suis perfectionniste. Je déteste gâcher mon plaisir par précipitation.

 

Il est vrai que mes débuts ne se sont pas passés comme je l’imaginais. Je m’étais pourtant informé, documenté, sur le sujet. Je peux affirmer, sans prétention, avoir lu tout ce que la littérature comporte comme ouvrages sur le sujet, pouvant me permettre d’y exceller.

Pourtant, je n’en ai tiré aucune jouissance. A peine une légère satisfaction. Brusque, vite agacé de ne pas obtenir ce que je voulais, j’en suis  ressorti frustré. Impatient de la fois suivante. Laisser mes mains glisser à nouveau, vagabonder, chercher le creux, le pli les plus à même de recevoir mes doigts. Sentir son souffle contre ma peau. Observer ses yeux, les fixer alors que le regard se transforme, se trouble, se fond dans le mien jusqu’à disparaître. Sentir son corps tendu, cambré, jusqu’à l’abandon final.

 

Frustré, mais pas déçu.

La première fois est un essai, une mise en jambe. Une découverte surtout. Théoriquement, j’étais au point. Pratiquement, je n’y connaissais rien. J’ai eu, à tort, cette fougue du débutant. Sautant des étapes pour atteindre plus vite mon but. J’avais beau savoir ce que je devais faire, je n’ai pas pu me contrôler. Je le regrette. J’en ai tiré une leçon : La rapidité nuit à la jouissance.

La deuxième fois fut bien plus agréable. Indéniablement. J’ai commencé à prendre conscience, ce soir-là, de l’importance du partage. De l’échange. Du plaisir qui grandit d’autant que ma partenaire répond à mes gestes, à mes espoirs. Je lui ai demandé de rester silencieuse, ayant encore du mal à être spontané. Ma concentration ne souffre pas le moindre bruit. L’entendre gémir, crier, ou simplement parler, m’était quasi insupportable. Quand elle a compris que le moindre son m’énervait, sans m’exciter, elle a accepté de se taire. Je me suis cette fois encore comporté comme un étudiant appliquant un cours. En me souciant cependant moins de la perfection de mes gestes. Leçon numéro 2 : le silence accroît mon plaisir.

 

La troisième fois me procura plus de sensations encore. De sensations positives, j’entends. Je savais comment agir. Je savais par où aller, quelle attitude avoir, quels mots utiliser. Bien plus détendu, je réfléchissais moins. Et fut surpris de découvrir à quel point le plaisir augmente avec la spontanéité. Leçon numéro 3 : spontanéité et naturel sont indispensables pour jouir de l’instant.

 

Ce soir, sans avoir atteint l’orgasme (tout du moins je ne crois pas, car les descriptions que j’en ai lues sont encore éloignées de ce que je ressens à l’instant), je connais cette vague qui inonde mon corps, me fait tressaillir, comme une vibration électrique. Une décharge, du bas de la colonne jusqu’à la racine des cheveux. Sentiment d’épuisement, de langueur, mais surtout, essentiellement, de puissance totale, d’invincibilité, d’immortalité. J’aime. J’ai d’autant plus envie de recommencer, vite.

 

Je la regarde.

Elle est couchée, les bras étrangement écartés du corps, l’un presque tendu vers moi, dernière requête avant la fin, bien qu’immobile. Elle semble disloquée. Etrange. Je tourne la tête vers la droite, puis la gauche, sans la quitter des yeux. Je ne regarde pas son visage. Seule, la position de son corps m’intéresse. Elle ressemble à une figure géométrique. C’est beau. Nouvelle leçon : le plaisir des yeux augmente d’autant la jouissance.

 

La prochaine fois sera parfaite. J’en suis convaincu. Je ne pourrai pas l’attendre longtemps.

 

J’essuie mon couteau. Je l’ai enfoncé quatre fois dans sa chair tendre. A quatre endroits différents. Les quatre points cardinaux ; le ventre, les poumons, le cœur, le sexe.

 

Je vais boire une bière. Frôler l’orgasme donne chaud.

 

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Published by Ps...Prune - dans DECAPEZ-MOI
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