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  • : Prune Victor
  • Prune Victor
  • : P.S. PRUNE est le blog de Prune Victor. Insolent, licencieux, torturé, amoureux, tendre, colérique, décapant, corrosif et en ligne(s)
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VENTS CONTRAIRES.NET

 

Et les textes chez Vents Contraires, la revue collaborative du Théatre du Rond Point

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ANGOISSE ...

Par un coeur que la dent d'aucun crime ne blesse, 
Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul, 
Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.

Mallarmé


Notre devoir n'est pas de nous débarrasser du fou, mais de débarrasser le fou de sa folie. 

Si nous commencions ? 

Albert LONDRES

Chez les fous

(ed. Arléa)

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Je vous emmerde tous autant que vous êtes.

J'emmerde cette ville et tous ses habitants.

J'emmerde les zonards qui font la manche au feu rouge et qui se foutent de ma gueule dès que j'ai le dos tourné.

J'emmerde ce mec avec son chiffon qui prend un malin plaisir à saloper mon pare-brise, trouve un boulot connard.

J'emmerde les sikhs et les pakistanais qui conduisent à fond la caisse des taxis en ruines, et qui empestent le curry par tous les pores de leur peau. Tous de terroristes en puissance. Roulez moins, vite putain.

J'emmerde les petits mecs de Chelsea avec leurs pectoraux épilés à la cire et leurs biceps gonflés aux hormones, qui se taillent des pipes dans les allées de mes parcs ou sur mes quais, et que je retrouve la nuit la queue à l'air dans ma télé.

J'emmerde les épiciers coréens avec leurs pyramides de fruits au prix du caviar, leurs tulipes et leurs roses emballées dans du plastique. Dix ans qu'ils sont là, et toujours pas bien comprendre.

J'emmerde les russes de Brighton Beach, ces mafieux qui passent leur temps aux terrasses des cafés à siroter du thé dans des petits verre et en suçant des morceaux de sucre. Toujours à chercher des combines pour leur petits trafics. Mais rentrez dans votre putain de pays.

J'emmerde les Hassidim avec leurs petites calottes noires qui déambulent en permanence sur la 47ème rue dans leur costard de merdre, les épaules couvertes de pellicules et qui vendent des diamants sud-africains du temps de l'Apartheid.

J'emmerde les brokers de Wall Street, auto proclamés "Maîtres de l'Univers", tous ces Michael Douglas alias Gordon Gekko à la mord moi le nœud, qui inventent tous les jours de nouveaux moyens d'exploiter les pauvres, et mieux piller la planète. Tous ces enculés de chez Enron méritent d'aller en taule jusqu'à la fin de leurs jours et d'y crever.

Et Bush et Cheyney, ils n'étaient pas au courant peut-être ! Ils nous prennent vraiment pour des cons.

J'emmerde les portoricains, entassés à 20 dans leur bagnole, qui cumulent les allocs et qui nous gonflent chaque année avec leur carnaval à la con. Et alors surtout, ne me branchez pas sur les dominicains, parce que, en comparaison les portoricains, c'est des dieux. 

J'emmerde les italiens de Bensonhurst, avec leurs cheveux pleins de gomina, leurs survêtements de merde en synthétique et leur médaille de St Antoine, qui ne peuvent pas aligner trois mots sans brandir leur batte de baseball dédicacées, et qui rêvent tous de jouer un petit rôle dans les sopranos.

J'emmerde les vieilles friquées du Upper East Side, avec leur foulard Hermés et leurs artichauts de chez Balducci à 50 dollars pièce, qui passent leur temps à se faire tirer la peau à coups de lifting, stretching et autres conneries de ce genre. C'est de l'argent foutu en l'air, tu bluffes personne chérie.

J'emmerde les blacks de Harlem, ils passent jamais un ballon, ils veulent pas jouer défensif, et ils font systématiquement 5 pas avant de tirer, et quand ils loupent le panier, ils se retournent en hurlant que tout ça, c'est la faute des blancs.

L'esclavage à été abolie il y a exactement 137 ans, alors mettez vos putains de montres à l'heure nom de dieu.

J'emmerde ces pourris de flics qui enculent leurs suspects avec leurs matraques ou qui leur plantent 41 balles dans le corps, bien protégés derrière le mur bleu du silence. Vous trahissez notre confiance.

J'emmerde les prêtres qui tripotent des gosses innocents avant d'aller dire la messe. J'emmerde l'église qui les protège, elle qui prêtant nous délivrer du mal, et pendant qu'on y est, j'emmerde Jésus qui s'en est pas si mal tiré, un jour sur la croix, un week-end en enfer et la Gloire éternelle avec les anges qui lui chantent de beaux cantiques.

J'emmerde Oussama Ben Laden, Al Qaïda, ses hommes des cavernes et tous les connard intégristes où qu'ils se trouvent, au nom des milliers d'innocents massacrés, je prie pour que vous cramiez en enfer pour l'éternité dans une carlingue d'avion en flamme, vous et vos 72 putes. Avec votre torchon sur la tête, vous êtes tout juste digne de baiser mon royal cul d'irlandais.

J'emmerde Jacob Elinsky, geignard frustré.

J'emmerde Francis Xavier Slaughtery, mon meilleur ami, qui me juge en matant le cul de ma femme.

J'emmerde Naturel Riviera, je lui avais donné ma confiance, et elle m'a poignardé dans le dos. Je vais passer 7 ans en cabane à cause de cette salope.

J'emmerde mon père, veuf inconsolable qui passe sa vie derrière son bar à siroter de l'eau gazeuse et à vendre du whiskey aux pompiers en acclamant les New York Yankees.

J'emmerde cette ville et tous ses habitants, des pavillons d'Astoria aux terrasses de Park Avenue, des logements sociaux du Bronx aux lofts de SoHo, des meublés d'Alphabet City aux immeubles en pierre de taille de Park Slope,  aux duplex de Staton Island. Qu'un tremblement de terre les rase, que des incendies les réduises en cendres, et que le niveau des eaux montent jusqu'à engloutir toute cette ville et tous les rats qui s'y terrent.

Non. Non je t'emmerde toi Montgomery Brogan, tu avais toutes les cartes en main et tu t'es démerdé pour tout foutre en l'air.

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