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  • : Prune Victor
  • Prune Victor
  • : P.S. PRUNE est le blog de Prune Victor. Insolent, licencieux, torturé, amoureux, tendre, colérique, décapant, corrosif et en ligne(s)
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VENTS CONTRAIRES.NET

 

Et les textes chez Vents Contraires, la revue collaborative du Théatre du Rond Point

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ANGOISSE ...

Par un coeur que la dent d'aucun crime ne blesse, 
Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul, 
Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.

Mallarmé


Notre devoir n'est pas de nous débarrasser du fou, mais de débarrasser le fou de sa folie. 

Si nous commencions ? 

Albert LONDRES

Chez les fous

(ed. Arléa)

/ / /

Et je viens de t'entendre ... et je vais bien.

Je vais bien mais ennuyée, plus encore, pour toi. On savait vivre sans Internet mais aujourd'hui on ne peut plus s'en passer. Ne pas l'avoir, c'est se sentir comme privé. Oh ... je te connais, tu vas continuer tes recherches et tes écrits et ce n'est pas ça qui va t'arrêter, même si tu n'as pas accès à tout ce que tu veux. Et moi je t'écris ... ici.

Avec ce pull que tu aimes bien je crois, à la tête de mort multicolore dans le dos. Avec pour ne pas trop changer un pantalon noir et des bottes. Marron. Pourquoi marron lorsque le reste est noir, va savoir ... sans doute cette folie de rangement et de tri aujourd'hui qui m'a fait attraper la première paire venur;
Voilà, je me plonge dans les ranngments. Y es-tu pour quelque chose ? Oui, sans doute. Une bibliothèque en haut, pour les livres dont je me sers le plus. Deux autres plus petites en bas, pour mettre de l'ordre. Très certainement mon organisation ne sera pas la tienne, ne sera pas ce que toi tu aurais fait. Mais tant que je reste logique ... Cela dit, suis-je logique ?
Non, pas pour tout. Parfois, oui. Très logique. Très logique quand chaque instant je tourne mes pensées vers toi, te parlant tout bas, silencieusement, te demandant sans que tu l'entendes comment ça va, te demandant ce que tu fais, ce que tu ferais, te demandant si je peux rester là, sans bruit, sans te toucher juste regarder ton dos, ta nuque que je voudrais embrasser mille fois, ton cou, tes tempes sur lesquelles j'aime poser mes mains. Te regarder tourner tes pages, écrire, prendre tes notes, que sais-je encore ? J'aime imaginer comment tu es, ce que tu fais. J'aime ces appels le matin. Ces moments à part, où tu es complètement avec moi tout en étant avec cet ami au prénom qui semble bégayer d'amitié.

 

Oui, mes rangements, tu y es pour quelque chose. Comme si je faisais entrer encore un peu plus de toi sous mon toit.

 

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