P.S. PRUNE est le blog de Prune Victor. Insolent, licencieux, torturé, amoureux, tendre, colérique, décapant, corrosif et en ligne(s)
Un poème d'Arthur Rimbaud "Rêvé pour l'hiver" mis en musique et interprété par Léo Ferré.
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Un homme chérissait éperdument sa chatte ; Il la trouvait mignonne, et belle, et délicate, Qui miaulait d'un ton fort doux. Il était plus fou que les fous. Cet homme donc, par prières, par larmes, Par sortilèges et par charmes, Fait tant qu'il obtient...
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QUICONQUE est loup agisse en loup, C’est le plus certain de beaucoup. Ce que La Fontaine a dit du loup, je le dirai volontiers du pédant. Savez-vous rien de plus lourd qu’un pédant qui veut être léger, de plus maussade qu’un pédant qui veut être gracieux...
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Il est un jeu divertissant sur tous, Jeu dont l’ardeur souvent se renouvelle ; Ce qui m’en plaît, c’est que tant de cervelle N’y fait besoin, et ne sert de deux clous. Or, devinez comment ce jeu s’appelle. Vous y jouez, comme aussi faisons-nous : Il divertit...
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Il n’avait plus une cigarette et c’était dimanche : tous les tabacs étaient fermés. C’était la première fois, de mémoire de poumons, que ça lui arrivait. Prévoyant, il avait toujours un ou deux paquets d’avance, pour éviter de tomber « en rade ». Il se...
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- Tu es perdue ? - Non, je me repose un peu. - Tu me le dirais si tu étais perdue ? - Je ne sais pas, on ne se connaît pas. Et tu as une drôle de tête. Oui, tu as une tête très amusante. Mais tu ne te coiffes jamais ? - Me coiffer ? A quoi ça sert de...
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Aurélie de Faucamberge tint salon de 1915 à 1948 (année de son décès) au 20 rue du Printemps, dans le XVIIe arrondissement de Paris. Se consacrant à l’aide et la défense de jeunes poètes, elle y recevait gens de lettres, d’arts et du monde. Ainsi l’on...
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- Baise-moi. - Pourquoi ? - Pour que je me sente vivante. - Je ne suis donc là que pour ça. - Non. Tu es là parce que je t’aime. - Mais tu te sens morte … - Morte, ou endormie, je ne sais pas. - L’un est triste, l’autre mélancolique. - Tu ne baises ni...
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Il y a encore quelques temps, c’était un désert où tentait de naître une oasis peu luxuriante. Régulièrement, les arbustes qui y poussaient semblaient arrachés, emportés par le vent ou par la main d’une déesse trop peu priée. Les saisons passaient, parfois...
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Gerard SCHLOSSER Et toi ! dors-tu quand la nuit est si belle, Quand l'eau me cherche et me fuit comme toi ; Quand je te donne un coeur longtemps rebelle ? Dors-tu, ma vie ! ou rêves-tu de moi ? Démêles-tu, dans ton âme confuse, Les doux secrets qui brûlent...
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