P.S. PRUNE est le blog de Prune Victor. Insolent, licencieux, torturé, amoureux, tendre, colérique, décapant, corrosif et en ligne(s)
{...} Sans doute une association dans le but de se soutenir mutuellement fut-elle faite par les aventuriers; peut-être le brigandage, inextirpable dans les Calabres et dans les Abruzzes, n'est-il qu'une branche de la Camorra. La Camorra, comme la Sainte-Vehme...
“ Lâches ! s'écria-t-elle, vous tirez sur des femmes, sur des étrangers ! êtes-vous Corses ? êtes-vous hommes ? Misérables qui ne savez qu'assassiner par-derrière, avancez ! je vous défie. Je suis seule ; mon frère est loin. Tuez-moi, tuez mes hôtes ;...
Le loup, l’horrible loup qui fait peur aux enfants, Le loup maigre et cruel qui guette, Assassin précis, l’innocent Et l’emporte poissé de sang, Rentre au foyer le soir où les siens lui font fête Et s’écrie : " Vilains garnements, J’espère qu’aujourd’hui...
Je suis dur Je suis tendre Et j’ai perdu mon temps A rêver sans dormir A dormir en marchant Partout où j’ai passé J’ai trouvé mon absence Je ne suis nulle part Excepté le néant Mais je porte caché au plus haut des entrailles A la place où la foudre a...
Non, mon ami n'y songez plus. Ce que vous me demandez me révolte et me dégoûte. On dirait que Dieu, car je crois à Dieu, moi, a voulu jadis tout ce qu'il a fait de bon en y joignant quelque chose d'horrible. Il nous avait donné l'amour, la plus douce...
Chantez, chantez encor, rêveurs mélancoliques, Vos doucereux amours et vos beautés mystiques Qui baissent les deux yeux ; Des paroles du coeur vantez-nous la puissance, Et la virginité des robes d’innocence, Et les premiers aveux. Ce qu’il me faut à moi,...
Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde ! Visite dans sa nuit ton condamné à mort. Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords, Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde. Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour. Nous n'avions pas fini...
Cher petit papa Noël. Cette année je vais bien m'appliquer pour ma lettre parce que je crois que l'année dernière t'as rien comrpis ou sinon c'est que tu sais pas lire les gribouillages. Mais bon je peux pas t'en vouloir parce que t'es pas tout jeune...
Combien de fois entendons-nous dire : "Il est charmant cet homme, mais c'est une fille, une vraie fille." On veut parler de l'homme-fille, la peste de notre pays. Car nous sommes tous, en France, des hommes-filles, c'est-à-dire changeants, fantasques,...
D''après l'invitation de Jacques Bens et Bertrand Jerôme. L'un des premiers à y répondre fut Georges Perec. Sa liste s'arrête à 37 : «Je suis arrivé à 37 ; j'ai décidé qu'il y en aurait 37. Voilà. » Or sa liste n'en comporte que 36... 1/ sauter en parachute...
Il est un jeu divertissant sur tous, Jeu dont l’ardeur souvent se renouvelle ; Ce qui m’en plaît, c’est que tant de cervelle N’y fait besoin, et ne sert de deux clous. Or, devinez comment ce jeu s’appelle. Vous y jouez, comme aussi faisons-nous : Il divertit...
Quand le vilain paillasse eut finit sa parade J'entrais, je vis alors debout sur une estrade Une fille très grande en de pompeux atours Que des gouttes de suif tâchaient comme des larmes Raide ainsi qu'un soldat qui présente les armes Elle avait le nez...
Aurélie de Faucamberge tint salon de 1915 à 1948 (année de son décès) au 20 rue du Printemps, dans le XVIIe arrondissement de Paris. Se consacrant à l’aide et la défense de jeunes poètes, elle y recevait gens de lettres, d’arts et du monde. Ainsi l’on...
- Baise-moi. - Pourquoi ? - Pour que je me sente vivante. - Je ne suis donc là que pour ça. - Non. Tu es là parce que je t’aime. - Mais tu te sens morte … - Morte, ou endormie, je ne sais pas. - L’un est triste, l’autre mélancolique. - Tu ne baises ni...
- Tu es perdue ? - Non, je me repose un peu. - Tu me le dirais si tu étais perdue ? - Je ne sais pas, on ne se connaît pas. Et tu as une drôle de tête. Oui, tu as une tête très amusante. Mais tu ne te coiffes jamais ? - Me coiffer ? A quoi ça sert de...
« Et toi, chef des brigands qui t’obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive ; nous sommes innocents, nous sommes heureux ; et tu ne peux que nuire à notre bonheur. Nous suivons le pur instinct de la nature ; et tu as tenté d’effacer de...
... Mais quoi ! déjà les Cieux s'accordent à pleurer, Le soleil s'obscurcit, une amère rosée Vient de gouttes de fiel la terre énamourer, D'un crêpe noir la lune en gémit déguisée, Et tout pour mon amour veut ma mort honorer. Au plus haut du midi, des...
Il y a encore quelques temps, c’était un désert où tentait de naître une oasis peu luxuriante. Régulièrement, les arbustes qui y poussaient semblaient arrachés, emportés par le vent ou par la main d’une déesse trop peu priée. Les saisons passaient, parfois...
Demain, je ne serai peut-être plus là. Non, le « peut-être » est de trop. Demain, je ne serai plus là. Je vous tire ma révérence. Vous qualifierez mon acte de suicide. Parce qu’il faut que chaque chose ait un nom. Une manière de se rassurer. Du moment...
J’ai pas fait exprès. J’ai glissé. Ca arrive à tout le monde. Le truc idiot, vous savez. Tout va bien, et puis, la glissade, le sol qui se dérobe, et la chute. Ridicule. Enfin, ça amuse le public. Mais je n’étais pas là pour le distraire, le public. Et...
(...) Même teint fruité. Cheveux de châtaigne fraîche. Regard pralin. Même bouche en coeur-de-pigeon. Epaules comme des plages, nues, blanches, lisses, émergeant d'un flot prune. Autour du cou, le piège à anges. La goutte d'une perle et d'une plume rousse...
Il n'en revenait pas : c'était bien tous ses numéros qui étaient tombés au dernier tirage du Loto... tous. Et cela faisait maintenant deux semaines qu'il avait arrêté de jouer. C’est ce qui s’appelle ne pas avoir de bol. Vingt-cinq ans de loto pour en...
Ahhh..Je voudrais être un fauteuil, dans un salon de coiffure pour dames pour que les fesses des belles âmes s'écrasent contre mon orgueil. J'aimerais être un parfum, juste pour me faire sentir et sur votre corps m'évanouir, comme une goutte entre deux...
I De toutes les belles choses Qui nous manquent en hiver, Qu'aimez-vous mieux ? - Moi, les roses ; - Moi, l'aspect d'un beau pré vert ; - Moi, la moisson blondissante, Chevelure des sillons ; - Moi, le rossignol qui chante ; - Et moi, les beaux papillons...
Ô toi dont l'oeil est noir, les tresses noires, les chairs blondes, écoute-moi, ô ma folâtre louve ! J'aime tes yeux fantasques, tes yeux qui se retroussent sur les tempes ; j'aime ta bouche rouge comme une baie de sorbier, tes joues rondes et jaunes...